L’essentiel
- La microfissure mesure moins de 0,2 mm et reste le plus souvent superficielle.
- La fissure proprement dite, de 0,2 à 2 mm, demande une surveillance régulière.
- La lézarde dépasse 2 mm et traduit presque toujours un désordre structurel.
- C’est l’évolution dans le temps, plus que la seule largeur, qui révèle la gravité.
La microfissure : un désordre généralement esthétique
La microfissure est une fissure très fine, inférieure à 0,2 mm de largeur, comparable à l’épaisseur d’un cheveu. Elle apparaît souvent sur les enduits, les peintures ou les jonctions de matériaux, sous l’effet du retrait au séchage ou de variations d’humidité et de température. Dans la grande majorité des cas, elle reste superficielle et n’affecte pas la structure. Un faïençage en toile d’araignée sur une façade enduite entre dans cette catégorie.
La fissure : à surveiller de près
Entre 0,2 et 2 mm, on parle de fissure. Elle traverse parfois l’enduit pour atteindre le support. Une fissure de cette catégorie n’est pas nécessairement grave, mais elle mérite une surveillance attentive : on note sa longueur, son orientation et sa largeur, puis on observe si elle évolue. Une fissure stable depuis des années est moins préoccupante qu’une fissure récente qui s’ouvre progressivement.
La lézarde : un signal structurel
Au delà de 2 mm, la fissure devient une lézarde. Profonde, elle traverse souvent le mur de part en part et traduit un mouvement de la structure : tassement de fondation, poussée, défaut d’appui. Les lézardes en escalier sur les murs en parpaing ou en brique, et les lézardes horizontales, comptent parmi les plus sérieuses. Leur présence justifie l’intervention rapide d’un expert en bâtiment.
Mesurer et surveiller l’évolution
Pour juger de la gravité d’une fissure, l’évolution prime sur la largeur instantanée. Un fissuromètre, posé à cheval sur la fissure, permet de suivre son ouverture au fil des semaines. La prise de photographies datées avec une règle ou une pièce de monnaie pour l’échelle est une méthode simple et utile. Si la fissure progresse, ou si elle s’accompagne de portes qui coincent et de carreaux fendus, l’avis d’un professionnel s’impose.
Microfissures, fissures, lézardes : une question d’ampleur
On classe généralement les fissures selon leur largeur. La microfissure (moins de 0,2 mm) est fine et superficielle. La fissure (de 0,2 à 2 mm) est plus marquée. La lézarde (au-delà de 2 mm, parfois plusieurs centimètres) est large et profonde, souvent traversante. Cette gradation donne un premier repère de gravité.
Ce que chacune révèle
Les microfissures sont le plus souvent superficielles (retrait d’enduit, faïençage) et sans gravité structurelle. Les fissures demandent une surveillance. Les lézardes, surtout traversantes ou en escalier, signalent fréquemment un désordre structurel : mouvement de fondation, tassement, mouvement de sol.
Quand s’inquiéter
Au-delà de la largeur, ce qui compte est l’évolution, la localisation (mur porteur), la forme (en escalier, traversante) et les signes associés. Une fissure qui s’élargit ou s’accompagne de déformations doit être expertisée sans tarder. En cas de doute, un avis d’expert lève l’incertitude.
Questions fréquentes
Quelle différence entre microfissure, fissure et lézarde ?
C’est une question d’ampleur : microfissure (moins de 0,2 mm), fissure (0,2 à 2 mm), lézarde (plus de 2 mm, large et profonde).
Une microfissure est-elle grave ?
Le plus souvent non : elle est superficielle, liée au retrait d’enduit ou au faïençage, sans portée structurelle.
Quand une fissure devient-elle préoccupante ?
Quand elle s’élargit, est traversante, en escalier, sur un mur porteur ou accompagnée de déformations.
Qu’est-ce qu’une lézarde ?
Une fissure large (plus de 2 mm), profonde, souvent traversante, qui signale fréquemment un désordre structurel.
La largeur suffit-elle à juger ?
Non, l’évolution, la localisation, la forme et les signes associés comptent autant que la largeur.
Comment suivre l’évolution ?
Avec un fissuromètre, qui mesure dans le temps l’éventuel mouvement de la fissure.
Une fissure traversante est-elle dangereuse ?
Elle traverse tout le mur et doit être expertisée, car elle peut révéler un désordre de structure.
Faut-il s’inquiéter d’un faïençage ?
Le faïençage (réseau de microfissures superficielles) est généralement esthétique et sans gravité structurelle.
Quand consulter un expert ?
Dès qu’une fissure évolue, est large, en escalier ou sur un mur porteur, pour lever toute incertitude.
Un expert intervient-il dans le 78 ?
Oui, sur tout le département des Yvelines, pour qualifier vos fissures et évaluer leur gravité.
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À propos de l’auteur
Laurent Hojan est fondateur et expert en bâtiment du groupe Check my House depuis 2019. Expert indépendant, il accompagne les particuliers des Yvelines dans leurs projets de construction (CCMI), d’achat immobilier (VEFA, ancien) et lors de l’apparition de désordres (fissures, humidité, malfaçons). Sa mission : un avis technique neutre, au seul service du client, jamais de l’assureur ni du constructeur.




